
Le secteur des transports en France représente environ 30 % des émissions nationales.
Il est passé par un maximum de consommations de pétrole au début des années 2000, point qu'il ne redépassera sûrement jamais...
➡️ Mais qu'en est-il au niveau mondial ?
Qu'espérer de la COP 28 qui débutera la semaine prochaine, sur les transports ?
➡️ Tout d'abord, quelques chiffres clés
👉 Les transports représentent 15 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial
👉 En 2019, ces émissions viennent à
69 % du routier 🚗 🚚
11 % pour l'aérien ✈
11 % pour la navigation (maritime et fluvial) 🚢
1 % pour le rail 🚊
6 % pour les autres modes et 2 % des émissions indirectes liées à l'électricité
👉 C’est le secteur avec les plus fortes hausses d’émissions, avec +1,8 %/an sur 2010-2019
👉 Avec les politiques actuelles, le risque est important que les émissions continuent à augmenter d’ici 2050, loin des fortes baisses nécessaires pour contenir la température moyenne sous les 1,5 ou 2 °C de réchauffement
➡️ Une responsabilité commune mais différenciée
👉 La hausse des émissions est surtout portée par les pays en développement (voir graphe ci-dessous)
👉 En revanche, les pays aux hauts revenus ont des émissions par personne liées aux transports environ 40 fois supérieures aux pays aux bas revenus (SLOCAT)
Les enjeux se posent donc très différemment selon les pays au vu de ces énormes inégalités, bien qu'il y ait partout le double défi
👉 De la sobriété des transports, comme la modération de l’usage de la voiture, où les pays actuellement les plus "vertueux" sont les pays les moins développés
👉 Des changements technologiques, comme l’électrification des véhicules, où les progrès sont très variés selon les pays, bien que généralement plus forts dans les pays développés
➡️ Quelle place pour la COP 28 ?
👉 Il est peu probable que la COP débouche sur des avancées significatives sur les transports, les principales discussions étant prévues sur d’autres sujets, comme bien souvent dans les négociations climatiques
👉 Par exemple, le mot "transport" est absent des 26 pages de texte de l’Accord de Paris de 2015, tout comme "mobilité", "voiture", "avion" ou "pétrole"
👉 Si l’objectif des COPs est ainsi de renforcer l’ambition globale, la mise en œuvre dans les transports se fait dans d’autres institutions et à l’échelle des pays (ou de l’UE aussi pour la France)
👉 Par ailleurs, le transport international qui représente 16 % des émissions mondiales des transports, et qu'il pourrait être pertinent de traiter dans ces COPs, est en fait confié à d’autres agences de l’ONU, à savoir l’OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) et l’OMI (Organisation maritime internationale)
Alors que le secteur est particulièrement mal embarqué pour se décarboner à un rythme compatible avec l'Accord de Paris... espérons au moins que le niveau d'ambition qui ressortira de la COP encouragera à accélérer cette décarbonation des transports partout où c'est possible !
