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Le magazine Ville, Rail & Transports m'a interrogé sur les 3 à 5 principales mesures à prendre lors du prochain mandat présidentiel vis-à-vis des émissions des transports.
Voici quelques extraits en résumé ci-dessous, pour ces mesures que je vois comme une 1ère étape et comme des priorités, sans qu'elles soient exhaustives ni suffisantes à elles-seules. ⬇️

Les politiques publiques font actuellement la promotion de modes de transport ou de technologies bas-carbone. Mais dans le même temps, les mobilités intenses en énergie et en carbone ne sont pas découragées, voire même sont encouragées.
La somme de ces tendances positives et négatives nous mène au total à des émissions relativement stables ces dernières années, loin des fortes baisses d’émissions nécessaires.

Les mesures proposées ici visent à assumer la baisse des usages les plus carbonés actuellement en vigueur.
👉 Abaisser les vitesses sur les routes : 110 km/h sur les autoroutes, 100 km/h sur les nationales, et 30 km/h dans les zones urbaines dès qu’il n’y a qu’une seule voie par sens de circulation.
👉 Renforcer la fiscalité carbone sur les modes les plus difficiles à décarboner et au moins partiellement exonérés : l’aérien, le maritime et les poids lourds.
👉 Réorienter le marché des voitures vers les véhicules légers et sobres, en sollicitant les normes et la fiscalité, afin de réinvestir le montant des malus sur les véhicules intermédiaires entre le vélo et la voiture, pour lesquels un grand plan de développement industriel serait lancé.
👉 Instaurer un moratoire sur la construction et l’agrandissement des aéroports et de voies routières rapides, stopper la construction de routes communales liées à l’étalement.

VRT. Comment évaluez-vous la politique menée lors du quinquennat qui s’achève ?
Je juge ce mandat comme positif sur trois points : l’objectif de neutralité carbone, la volonté d’accélérer certaines technologies de décarbonation, et la mise en place de la Convention Citoyenne pour le Climat (CCC).
Le constat est bien plus sévère sur le manque de sollicitation des leviers de sobriété. L’écart est toujours grandissant entre les objectifs et les trajectoires, sans vraiment chercher à corriger ce décalage et accepter que la technologie seule ne suffira pas.

🔍 Retrouver l'interview complète en ligne sur le site de Ville, Rail & Transports :