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"Transition juste des mobilités"

C’était le thème d’un séminaire ce mardi.
Dans ma présentation, j’y abordais 4 enjeux d'inégalités ou de justice sociale dans la transition des mobilités.

➡️ D’abord, les inégalités dans l'accès à la mobilité
👉 Elles peuvent avoir de multiples facettes : selon le revenu, le territoire, le genre, l’âge, les capacités physiques…

👉 En France, 13,3 millions de personnes sont en situation de « précarité mobilité »
👉 En raison d’une dépendance à la voiture, de précarité carburant, ou encore d’absence de véhicule ou d’abonnement de bus/train

La prédominance de la voiture apparaît ainsi comme un facteur commun aux enjeux sociaux et environnementaux des mobilités.
Car la voiture étant fortement consommatrice de ressources, elle est à la fois
👉 Coûteuse, ce qui est problématique pour les ménages les plus précaires, surtout quand il n’y a pas d’alternatives
👉 Et impactante pour l’environnement

➡️ Il y a aussi des inégalités dans l’exposition aux impacts environnementaux, sociaux ou sanitaires des mobilités
Par exemple :
👉 Les populations précaires qui vivent au bord d’un périphérique seront plus exposées aux pollutions sonores et de l’air
👉 Des personnes à mobilité réduite seront plus vulnérables aux accidents
👉 Les conséquences du changement climatique touchent davantage les populations défavorisées… alors qu’elles y contribuent moins (point 3 !)

➡️ Des inégalités dans les émissions des transports
👉 En France, l’empreinte transport moyenne est de 2 tCO2e par personne
👉 La médiane est à 1,4 tonne, ce qui correspond aussi à peu près à l’objectif fixé pour 2030 (-30 % sur la mobilité)
👉 Donc environ la moitié de la population est déjà sous l’objectif cible de 2030, notamment parmi les moins aisés

Et il y a pire :
👉 0,07 t en moyenne dans les pays à bas revenus
👉 Contre plus de 1600 t/an pour Bill Gates en jet privé, l’équivalent de plus de 20 000 habitants de pays à faibles revenus !

D’autant que
👉 La 1ère condition pour accepter des changements dans les modes de vie, c’est qu’ils soient partagés de façon juste au sein de la société
👉 De quoi questionner la répartition des efforts de transition…!

➡️ Car enfin, les capacités d’adaptation aux politiques de transition sont inégales
👉 Selon leur mise en œuvre, il peut y avoir des risques d’accentuer certaines inégalités, comme pour les ZFE (cf mon dernier post), la taxe carbone…
👉 Voilà une autre raison de ne pas faire reposer le plus gros des efforts sur les plus précaires, et d’avoir des politiques redistributives et d’accompagnement pour ces populations

➡️ En bref et parmi les conclusions, il en ressort notamment que
👉 Les leviers de transition écologique et sociale sont plutôt bien alignés
👉 Mais les enjeux de climat/soutenabilités et de précarité/inégalités doivent clairement remonter dans les priorités et les arbitrages si l’on veut pouvoir mener ces transitions de front

🔍 Retrouver les 20 minutes de présentation en vidéo ci-dessous, à 1h46…