Sélectionner Une Page

"Transition de la mobilité : par qui et pour qui ?"

En lien avec mon intervention au Climat Libé Tour à Rouen, Libération m’a proposé d’écrire une tribune sur la transition des mobilités...
En voici le résumé ⬇️

➡️ La voiture dans la mobilité
👉 Elle représente quasiment les 2/3 de nos déplacements, temps de transport et km parcourus
👉 Dans un scénario ambitieux de sobriété d’ici 2050, on pourrait approcher 2/3 des déplacements pour les alternatives à la voiture : 🚶 🚲 🚌 🚊

➡️ Un horizon souhaitable, mais une transition difficile
Une forte baisse de la voiture viendrait avec son lot de bénéfices sur le climat, les consos de ressources, d’espace, la pollution de l’air, le bruit, l’activité physique… ✅

Pour autant, de nombreuses difficultés existent pour la période de transition ⚠️
👉 Côté usagers, les alternatives manquent souvent ou demandent des changements dans les pratiques, avec des capacités d’adaptation inégales
👉 Ces transitions impactent certains secteurs (automobile, aérien…), qui cherchent à maintenir le statu quo actuel par le lobbying ou la publicité
👉 A cela s’ajoute l’inertie du système, un sujet politiquement conflictuel, aux enjeux variés, qui questionne la répartition des efforts de transition…

➡️ Des inégalités territoriales
Pour les déplacements du quotidien, le premier facteur d’inégalités est territorial
👉 Les trajets courts sont + nombreux dans les zones denses, qui favorisent l’accessibilité aux emplois, commerces, services… facilitant 🚶 & 🚲
👉 La densité facilite aussi les transports en commun : le train ne représente que 1,2 % des déplacements de 10 à 100 km pour les ruraux, contre 21 % pour les communes denses

Ces écarts ne pourront pas être annulés
👉 Il s’agit aussi d’adapter les solutions selon les territoires
👉 Lorsque les flux diminuent, il s’agit alors de développer les bus et cars, le covoiturage, puis des véhicules électriques + légers

➡️ Des inégalités sociales
Pour les voyages à longue distance
👉 Les 10 % les + riches font quasiment 6 fois plus de distances que les 10 % les moins aisés
👉 Ces inégalités doivent être intégrées dans les politiques publiques sur la longue distance : infrastructures, futur des concessions autoroutières ou encore sous-taxation de l’aérien

Ces inégalités sont aussi importantes pour la transition automobile
👉 Alors que 85 % des ménages achètent leur voiture d’occasion, le marché du neuf est structuré par les achats des entreprises et des ménages les + aisés
👉 C’est surtout sur ces acteurs que doivent reposer les efforts d’électrification et le passage à des véhicules + sobres

➡️ Relancer la planification écologique
👉 Alors que la planification est de + en + en retard voire ignorée, ces enjeux de répartition de l’effort de transition sont primordiaux
👉 Ils sont à l’interface d’enjeux économiques, sociaux, de santé ou de cadre de vie
👉 Et en conditionnant l’acceptabilité de la transition, ils en conditionnent aussi le succès

🔍 Voir la tribune complète en ligne :