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La diversité des véhicules intermédiaires entre le vélo et la voiture est énorme : mini-voitures, speedelecs, vélos-voitures, vélomobiles, vélos cargos, pliants, etc. (voir les images dans la présentation et en commentaire)

C’est une bonne nouvelle pour s’adapter à la diversité des usages de mobilité.
Mais pour y voir + clair, ça vaut le coup de regarder les différentes catégories de véhicules intermédiaires.

Avant tout, peut-on donner une définition de ces véhicules intermédiaires ?
Le chercheur Frédéric Héran propose celle-ci :
➡️ "Ce sont les modes individuels de moins de 600 kg entre le vélo classique et la voiture"

Pour classer ces véhicules, on peut regarder la réglementation européenne, dans laquelle les véhicules intermédiaires passifs correspondent à la catégorie L : par exemple L1e pour les 2-roues légers, L3e pour les motocycles, L6e pour les quadricycles (voir diapo 2 ci-dessous)...
Cependant, ça n’inclut pas les véhicules actifs (où l’on pédale) et ce n’est pas évident à retenir…

Une autre typologie plus accessible est donc proposée (dans le tableau ci-dessous), où l'on voit :
➡️ La séparation entre véhicules actifs et passifs
➡️ Une certaine gradation dans la taille et les caractéristiques des véhicules

On retrouve cette gradation dans le poids et la puissance des véhicules (diapo 4)
En général, + ils sont lourds
➡️ + ils ont besoin de puissance
➡️ + ils consomment d'énergie, de ressources...
Les écarts sont souvent supérieurs à un facteur 10 entre véhicules !

Cela indique déjà que ces véhicules intermédiaires auront des impacts environnementaux bien + faibles par rapport aux voitures (j'y reviendrai).
Et au sein même de ces véhicules, les + vertueux seront les + légers, d'autant plus s'ils sont actifs (bénéfice santé & moins de besoins d'énergie extérieure) !

D'autres caractéristiques et performances varient selon les véhicules :
➡️ Vitesse max
➡️ Mode actif ou non
➡️ Habitacle fermé (protection des intempéries, aérodynamisme...)
➡️ Ou le nombre de places, l'emport de charge, l'autonomie...
➡️ ... et la catégorie

Cette catégorisation a aussi son importance pour la réglementation (notamment le code de la route) qui s'impose à eux.
Par exemple, les nombreux vélos spéciaux (pliants, cargos, couchés, vélomobiles, vélos-voitures) sont avant tout des vélos (!) et peuvent donc prendre les pistes cyclables (contrairement à d'autres véhicules intermédiaires).

Le secteur est aussi en pleine évolution et les catégories sont parfois proches et certains véhicules difficiles à "classer"...
Au fur à mesure de leur développement, les réglementations seront aussi amenées parfois à évoluer... et donc la catégorisation aussi !

🔍 Ces éléments viennent de l'article "Définition et typologie des véhicules intermédiaires" écrit par Frédéric Héran et signé par les contributeurs de la revue Transports Urbains sur "L'avenir des véhicules intermédiaires" :