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Quelles évolutions pour un transport de marchandises plus sobre ?

➡️ Le graphique ci-dessous essaye de les résumer, selon 2 axes
👆 L’axe vertical donne les distances des trajets, de moins d’1 km à 10 000 km
👉 L’axe horizontal représente la densité des flux de transport de marchandises, ou plus simplement les poids transportés

➡️ On a d'abord les modes qui dominent actuellement
👉 Le routier domine largement, avec des poids lourds sur les envois suffisamment lointains et lourds, et des véhicules utilitaires légers (VUL) notamment pour la livraison urbaine ou des derniers km
👉 Pour les envois plus massifiés, le ferroviaire et le fluvial complètent le fret intérieur, avec environ 10 % et 2 % des trafics en France
👉 Sur les longs transports internationaux, le maritime domine (pétrole, vrac, conteneurs…), sauf pour des envois moins lourds mais à plus forte valeur ajoutée (ex : luxe) et/ou cherchant de plus grandes vitesses (ex : denrées périssables) réalisés en fret aérien

➡️ Quelles évolutions vers une logistique plus sobre ?
On peut les décomposer en 2 types, celles portant sur la demande de transport ou sur les modes de transport utilisés.

Côté demande de transport, mesurée en tonnes.kilomètres, il s’agit de
👉 Limiter les tonnes de marchandises transportées, via la SOBRIETE MATERIELLE dans l’économie, la limitation du gaspillage ou encore les circuits courts
👉 Limiter les distances de transport, via la RELOCALISATION, aussi bien en produisant en France plutôt qu’en important, ou à des échelles plus locales (ex alimentation)

Côté modes de transport
👉 Quand les distances sont limitées et les poids pas trop importants, la CYCLOLOGISTIQUE doit être privilégiée, voire de vélos cargo ou de véhicules intermédiaires entre vélo et VUL
👉 Au-delà, les VUL et POIDS LOURDS sont difficiles à remplacer pour certains poids, distances, besoins de flexibilité et/ou pour leur capacité à faire du transport point-à-point
👉 Mais quand les flux sont suffisants, il faut privilégier le fret FERRROVIAIRE, ainsi que le FLUVIAL
👉 Et sur la très longue distance, l’AERIEN doit être évité au profit du maritime qui est de l’ordre de 50 à 100 fois moins émetteur par tonne.km
👉 Et le MARITIME pourra aussi baisser via les baisses de volume, des distances… et la transition énergétique, puisqu’environ 30 % des flux du maritime mondial concernent le pétrole, le gaz et le charbon !

Le dernier levier, lié à la demande, qui peut faciliter aussi le report modal
👉 C’est de MASSIFIER, ce qui nécessite notamment de RALENTIR les flux, pour que les véhicules soient bien remplis et/ou pour passer à des modes plus efficaces par tonne transportée
👉 C’est un point d’attention majeur dans un contexte où on cherche idéalement à limiter au global les volumes et les distances… qui facilitent la massification

➡️ CONCLUSION
👉 Il n’y a pas de solution magique, il faut combiner ces différentes évolutions !

Voir le post LinkedIn, ainsi que l'animation disponible en téléchargement en format PowerPoint en lien dans le 1er commentaire :